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Histoire et vie étonnantes d’un port
Panneaux rouges
Le travail et le négoce : la criée, le dédouanement du vin, les métiers du quai et la vie économique du port entre 1900 et 1939.
57 photographies
20 panneaux
Sète,1900–1939
rouges
Sommaire
- La vente du poisson
- Le dédouanement du vin
- La place Delille
- L’ église Saint-Louis
- Les ponts et les fûts sur les quais
- Construction du phare Saint-Louis
- Les navires du port
- Sur les quais de la ville
- Chantier naval Camarotta
- À la baraquette
- L’embauche des dockers
- Vue de bateaux dans le port
- Le plan de la ville
- La société nautique (1)
- La société nautique (2)
- La vie économique du port
- Les navires du port
- Les bateaux-bœufs
- Les catalanes
- Le vin d’Algérie
Panneau 01
La vente du poisson
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"À la Marine, il fallait louer un étal en s'acquittant d'une patente, mais nous n'étions pas imposés sur les produits de la vente"
Témoignage d'une Pointue


Panneau 02
Le dédouanement du vin
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"Une fois le navire amarré à quai, le déchargement de la marchandise attendait parfois une semaine avant de trouver de la place sur des quais déjà très encombrés. À cette attente s'ajoutait celle du "Manifeste" document-descriptif du chargement de toute cargaison. Une fois la marchandise enfin déchargée, nous procédions à l'opération de "ouillage" ou "contrôle du manquant" (fuite pendant le transport, chapardage sur les quais ...).
Alors, deux employés, représentant la compagnie des négociants, "débondaient", ou "débouchaient" tous les demi-muids. À l'aide d'un tuyau relié au "fût en vidange" et à l'aide d'une cruche en fer, nous remplissions chaque "manquant" (fût non plein).
L'opération terminée, le permis de dédouanement était établi par le négociant. Le contrôle douanier pouvait alors commencer, contrôle du contenu des fûts, mesure du solde du fût de vidange à l'aide d'une règle graduée, et vérification du degrés d'alcool - le douanier goûtait, certains vérificateurs sont morts bien jeunes de ne pas avoir uniquement dégusté le nectar-. Quand tout était vérifié, le Service des douanes donnait la "main levée" et la marchandise pouvait être emportée.


Panneau 03
La place Delille
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Au débouché de l'ancienne Route Nationale Montpellier-Sète, après le Pont de la Victoire, la place Delille s'ouvre en demi-cercle à l'entrée de la vielle ville. Elle doit très certainement son nom à l'ingénieur Raffeneau de Lille qui contribua au plan d'aménagement des ponts en 1839.




Panneau 04
L'église Saint-Louis
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De port Saint Louis, à la Décanale Saint-Louis ...
En 1666, date de la création du port de Sète, on décide dans un premier temps de lui donner le nom de Saint-Louis, en hommage au bon roi Louis IX qui s'illustra lors des croisades contre les Musulmans et mourut à Tunis en 1270.
Canonisé en 1297, Saint Louis fut choisi pour être le Saint patron du port.
Le 29 juillet 1666, jour de la bénédiction et de la pose de la première pierre de l'église, la cérémonie, en raison d'une nombreuse assistance, ne pu avoir lieu dans l'église Saint-Joseph, déjà trop étroite.



Ta Gèle
Panneau 5
Les ponts et les fûts sur les quais
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Le pont de la Civette comprenait à l'origine deux volées, et sur chaque rive, un pavillon de pontier. Dès la fin du 19ème siècle, il est remanié en pont tournant à une volée.
L'ancien Pont National construit en 1844 reliait la ville basse et le quartier des quatres ponts. Sur cet axe principal, le trafic était dense. Là, les charrois de futailles venant du pont et se rendant aux chais des négociants, croisaient les fiacres et les tramways. De part et d'autre du pont, les fûts s'entassaient un peu partout, tout le long des quais.




Panneau 06
Construction du phare Saint-Louis
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"On descendait et on remontait par l'échelle en bois ... elle était haute, le soir, l'hivers, je rentrais chez moi avec un sac de bois, pour se chauffer."
"Le chantier je l'ai fait en peinture quand j'étais jeune, c'est exactement le même."

Panneau 7
Les navires du port
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Panneau 08
Sur les quais de la ville
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Sur les quais, on travaille, on se pose, on se repose, on se promène, on sent la mer, l'appel du large...




Panneau 09
Chantier naval Camarotta
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A. Ruggiero, ouvrier charpentier, se souvient...
" Quand le chantier naval a commencé, il n'y avait que des blocs de pierre. Un charpentier de marine, un vieil italien s'était installé un petit emplacement dans l'eau. il avait fait enlever quelques gros rochers pour pouvoir tirer les petits bateaux à terre.
Quand mon grand père, Camarotta, a repris le chantier, il a fait un terre-plein pour sortir des gros bateaux. C'était assez grand, il y a eu jusqu'à 10 ouvriers. On y construisait des Bateaux-boeufs par deux, des Nacelles et des Catalanes. La première catalane que l'on a faite, on l'a appelée "le Saint-Christ".
A cette époque, le chantier du bout du môle n'était pas le seul. Plusieurs chantiers navals étaient installés à Sète, Aversa, Scotto-Repetto, Alègre à la Plagette, Stento au Souras-bas, et Ricciardi.
J'ai débuté comme apprenti, j'avais 11 ans et j'ai aimé ce métier. Je rentrai à neuf heures à la maison. Tout le monde était parti, moi je continuais à travailler seul. Je suis devenu un ouvrier adroit. Le soir je chantais dans la cabane. j'avais une voix de ténor. Les pêcheurs de la jetée là-bas, ils m'entendaient".


Panneau 10
À la baraquette
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"Avant guerre, il y avait un petit jeu amusant auquel on se livrait en famille, pour se divertir le dimanche en "baraquettaïres". À l'aide de quelques bandes de papier, assemblées selon un patron et un peu de fil de fer, on confectionnait des petites mongolfières d'environ 2,50 mètres de haut, auxquelles étaient fixées un message portant les noms et adresses de ses auteurs. On enflammait alors un chiffon imbibé d'alcool pour gonfler le ballon et là, épouses, tantes, oncles, enfants et amis assistaient au lâcher. La plupart des mongolfières se perdirent sans laisser de trace. Pourtant, à quelques reprises, le message du "ballon à la mer" fut repêché au large par des pêcheurs de chalutiers ou des marins de cargo."


Panneau 11
L'embauche des dockers
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"Il y avait Quatre embauches par jour. Le matin à 7h et à 9h, puis l'après midi à 14h et à 16h. Cela se passait au pont de la Victoire et à côté de la maison des pontiers et plus loin à la jetée 4/5. Le contremaître montait sur un tonneau et il montrait du doigt tel bateau à tel endroit, puis annonçait - je veux 50 hommes -
Parmi les 300 ou 400 bons-hommes réunis, si on avait l'oeil et la technique, on était sûr d'être pris. C'était l'embauche à la tête de pipe"
"Charretiers, primeuristes, charbonniers, portefaix, chacun sa spécialité propre. Le métier s'apprenait sur le tas, c'était dur, mais on était payé en conséquence. C'était dangereux, il fallait faire attention car à l'époque il n'y avait pas de Sécurité Sociale, juste une Carte Verte qui garantissait à son propriétaire, - s'il ne la revendait pas pour un peu de sous -, un maigre revenu pour la retraite".



Panneau 12
Vue de bateaux dans le port
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Panneau 13
Le plan de la ville
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Le plan de la ville présenté ci dessous, montre d'un premier coup d'oeil, le génie des ingénieurs du Roi Soleil, qui ont rapidement compris l'intérêt d'organiser le site originel au pied du Mont Saint-Clair, en faisant communiquer mer et étang.
Par le suite, ceux des Ponts et Chaussées ont savamment réussi à exploiter cette situation intéressante en développant les infrastructures portuaires - nouveau bassin, canal.
Construit en 1673 le Brise lame est un édifice dont le rôle protecteur est fondamental pour permettre le bon développement du port.
Redessiné en arc de cercle par l'ingénieur Gaschon - 1816 - , il s'étire sur presque 600m de long.
En 1879, deux épis le prolongent vers l'Est puis vers l'Ouest.
Un petit Lazaret était installé au creux de l'arc pour contrôler les navires mis en quarantaine.



Panneau 14
La société nautique (1)
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Panneau 15
La société nautique (2)
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Panneau 16
La vie économique du port
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Au début du XXème siècle, le port de Sète, paradoxalement ne vit pas des produits de la Région Languedocienne, vigne et vin. Sa situation géographique en fait un grand port importateur : vin d'Algérie, bois de Scandinavie, de Russie, du Canada, soufre de Sicile, minerai de fer et primeurs d'Espagne, pétrole du proche Orient,
Tirant parti de la diversité de tous produits à sa portée, Sète s'industrialise, fabrique vins de liqueur et apéritifs, crée des raffineries de soufre et de pétrole, expédie par fer et par canaux, se spécialise en tonnellerie pour la demande locale.
La pêche se développe en mer comme en étang. Les congés payés enfin font découvrir à d'innombrables vacanciers les joies et les bienfaits de la plage et des bains de mer. Sète devient"Station balnéaire et climatique".
Italiens et Espagnols s'établissent à Sète, attirés par cette prospérité. Sète s'équipe et se modernise, devient un "port rapide aux grands moyens" dixit le tampon PTT de l'époque, le commerce va bon train. Tant d'activités qui se retrouvent à travers l'exposition "Histoire et vie étonnantes d'un port"

Panneau 17
Les navires du port
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Panneau 18
Les bateaux-bœufs
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Véritables laboureurs des mers, les bateaux-boeufs étaient appelés ainsi par analogie aux boeufs de la charrue parce qu'ils fonctionnaient toujours par paire pour tirer le Gangui, filet trainant qui nécessitait une grande ouverture. À Sète, en ce début de Siècle, le bateau-bœuf est le bateau de pêche le plus utilisé.





Panneau 19
Les catalanes
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Petites embarcations typiques de la côte du Languedoc-Roussillon, la Catalane, très maniable avec son mât court, légèrement incliné et sa voile latine, ramenait dans ses filets dérivants, tantôt la sardine, tantôt le maquereau et parfois même le thon.



Panneau 20
Le vin d'Algérie
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A la fin de la première guerre mondiale, la situation économique du port se dégrade. Face aux protestations des milieux viticoles languedociens, un décret ministériel est adopté le 27 juillet 1919. Il avait pour objet d'interdire les importations de vins espagnols dans les ports méditerranéens.
Le travail des dockers est touché par la crise. Ce n'est qu'à partir de 1922 que la situation se rétablit grâce aux importations des produits d'Algérie.
En effet, l'Algérie peut fournir à la métropole les fruits, les légumes, les grains et les vins dont elle a besoin. Le trafic reprend de plus belle.




"À la Marine, il fallait louer un étal en s'acquittant d'une patente, mais nous n'étions pas imposés sur les produits de la vente"
Témoignage d'une Pointue


Le dédouanement du vin
"Une fois le navire amarré à quai, le déchargement de la marchandise attendait parfois une semaine avant de trouver de la place sur des quais déjà très encombrés. À cette attente s'ajoutait celle du "Manifeste" document-descriptif du chargement de toute cargaison. Une fois la marchandise enfin déchargée, nous procédions à l'opération de "ouillage" ou "contrôle du manquant" (fuite pendant le transport, chapardage sur les quais ...).
Alors, deux employés, représentant la compagnie des négociants, "débondaient", ou "débouchaient" tous les demi-muids. À l'aide d'un tuyau relié au "fût en vidange" et à l'aide d'une cruche en fer, nous remplissions chaque "manquant" (fût non plein).

L'opération terminée, le permis de dédouanement était établi par le négociant. Le contrôle douanier pouvait alors commencer, contrôle du contenu des fûts, mesure du solde du fût de vidange à l'aide d'une règle graduée, et vérification du degrés d'alcool - le douanier goûtait, certains vérificateurs sont morts bien jeunes de ne pas avoir uniquement dégusté le nectar-. Quand tout était vérifié, le Service des douanes donnait la "main levée" et la marchandise pouvait être emportée.

Les drots de douane à l'hectolitre
Pour les revendeurs au détail, un droit, qui a d'ailleurs souvent changé, se payait à l'enlèvement à la Régie Française des Contributions, en échange d'un "congés". Pour les grossistes et négociants la Régie établissait un acquis qui permettait aux marchandises de circuler. Les droits de Régie étaient alors réglés par congés à la vente aux détaillants.

Place Delille
Au débouché de l'ancienne Route Nationale Montpellier-Sète, après le Pont de la Victoire, la place Delille s'ouvre en demi-cercle à l'entrée de la vielle ville. Elle doit très certainement son nom à l'ingénieur Raffeneau de Lille qui contribua au plan d'aménagement des ponts en 1839.



Scène de vie quotidienne sur la place Delille. Au café de l'Odéon, les commentaires allaient bon train.


De port Saint Louis, à la Décanale Saint-Louis ...
En 1666, date de la création du port de Sète, on décide dans un premier temps de lui donner le nom de Saint-Louis, en hommage au bon roi Louis IX qui s'illustra lors des croisades contre les Musulmans et mourut à Tunis en 1270.

Canonisé en 1297, Saint Louis fut choisi pour être le Saint patron du port.
Le 29 juillet 1666, jour de la bénédiction et de la pose de la première pierre de l'église, la cérémonie, en raison d'une nombreuse assistance, ne pu avoir lieu dans l'église Saint-Joseph, déjà trop étroite.


Heureusement que je te rêve chaque nuit, je t'embrasse mon bien cher, comme je t'aime .
Ta Gèle
















"Avant guerre, il y avait un petit jeu amusant auquel on se livrait en famille, pour se divertir le dimanche en "baraquettaïres". À l'aide de quelques bandes de papier, assemblées selon un patron et un peu de fil de fer, on confectionnait des petites mongolfières d'environ 2,50 mètres de haut, auxquelles étaient fixées un message portant les noms et adresses de ses auteurs. On enflammait alors un chiffon imbibé d'alcool pour gonfler le ballon et là, épouses, tantes, oncles, enfants et amis assistaient au lâcher. La plupart des mongolfières se perdirent sans laisser de trace. Pourtant, à quelques reprises, le message du "ballon à la mer" fut repêché au large par des pêcheurs de chalutiers ou des marins de cargo."

L'embauche des dockers

"Il y avait Quatre embauches par jour. Le matin à 7h et à 9h, puis l'après midi à 14h et à 16h. Cela se passait au pont de la Victoire et à côté de la maison des pontiers et plus loin à la jetée 4/5. Le contremaître montait sur un tonneau et il montrait du doigt tel bateau à tel endroit, puis annonçait - je veux 50 hommes -
Parmi les 300 ou 400 bons-hommes réunis, si on avait l'oeil et la technique, on était sûr d'être pris. C'était l'embauche à la tête de pipe"

"Charretiers, primeuristes, charbonniers, portefaix, chacun sa spécialité propre. Le métier s'apprenait sur le tas, c'était dur, mais on était payé en conséquence. C'était dangereux, il fallait faire attention car à l'époque il n'y avait pas de Sécurité Sociale, juste une Carte Verte qui garantissait à son propriétaire, - s'il ne la revendait pas pour un peu de sous -, un maigre revenu pour la retraite".


Vue de bateaux dans le port

Goélette

Paillebot chargé en ponté rentrant dans le port, tribord amure.

Trois-mâts carrés, voilier au long cours.

Yatch

Ancien voilier transformé en vapeur. Les bas mâts sont conservés et servent de mâts de charge.





La Société Nautique














Les Batteaux-Bœufs






Les Catalanes







